Dans le secteur des plastiques, l’essentiel de la RS&DE appartient au développement expérimental dont les buts sont la création ou l’amélioration des matériaux, des dispositifs, des produits et des procédés. En conséquence, les demandes de crédits d’impôts concernent principalement des travaux visant à lever ces incertitudes technologiques. L’avancement de la science, dont le progrès technologique découle, se fait principalement dans d’autres secteurs et dans nos universités. Par exemple, les résines synthétiques et les catalyseurs servant à la production des matières plastiques sont créés par des entreprises oeuvrant dans l’industrie chimique, alors que la recherche fondamentale en chimie moléculaire appartient essentiellement aux universités.
Lorsqu’une entreprise inclut une demande de crédits d’impôt pour la RS&DE en recherche fondamentale, elle n’a généralement aucun mal à convaincre les examinateurs techniques de l’ARC de la nature et de l’importance des activités correspondantes. Par contre la situation n’est pas aussi simple quand il s’agit de s’entendre sur le partage des travaux en « recherche appliquée » et en « développement expérimental ».
Dans le domaine des plastiques, la science est plutôt descriptive que prédictive. Même si les principes de base sont connus, de nouvelles combinaisons de matières et de procédés aboutissent souvent à des résultats inattendus et même l’application des principes connus comporte souvent beaucoup d’incertitudes.
Dans le secteur des plastiques, la technologie « générale » existe souvent, mais il reste à développer les applications particulières. C’est pourquoi certaines activités de R-D dans le domaine des plastiques semblent à première vue n’être que des études techniques élémentaires, alors qu’elles comportent en fait une bonne dose d’incertitude technologique.